Le monde culturiste face aux gymnastiques aérobiques dans la première moitié des années 1980 : les conceptions divergentes des acteurs du système d'offre

Rapports de recherche
Par Yves Travaillot
Français

Résumé

Dans la première moitié des années 1980, le monde culturiste doit affronter l’arrivée massive de gymnastiques nouvelles, qui tendent à imposer leur propre logique. Face à des choix cruciaux d’identité, les différentes organisations ne réagissent pas unanimement. Chacune d’elles se trouve tiraillée entre d’une part, une adaptation des salles et du contenu proposé à la demande nouvelle, et d’autre part, la volonté de conserver son identité et sa logique propres. Des stratégies opposées se dessinent, entraînant de longs débats autour du problème de l’éthique et de la définition des pratiques défendues. Preuve de l’importance qu’ils accordent à ce phénomène, les différents responsables de revues, de bulletins et d’organes de liaison propres à ce milieu s’expriment, affichent et affirment leur position sur ce thème. A partir de l’analyse de ces médias, cet article veut montrer que les choix qu’ils effectuent vont être largement dépendants de la position qu’ils occupent au sein de l’espace des cultures physiques, position elle-même tributaire d’un habitus, produit d’une trajectoire sociale, et donc des espèces de capital possédés. Cette situation de forte tension peut apparaître comme une étude de cas exemplaire des problèmes que posent le renouvellement et les transformations des offres et des demandes en matière de pratiques physiques à partir du milieu des années soixante-dix.

Mots clés

  • culture physique
  • culturisme
  • sociologie
  • conceptions
  • conflits
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